Jai besoin de belami

Son appartement particulier donnait sur la rue Saint-Jacques qui aboutissait beaucoup plus loin au Grand-Pré par opposition au Petit-Pré, verdoyant au milieu de la ville, entre trois rueset qui, unie, grisâtre, avec les trois hautes marches de grès presque devant chaque porte, semblait comme un défilé pratiqué par un tailleur d'images gothiques à même la pierre où il eût sculpté une crèche ou un calvaire. Ma tante n'habitait plus effectivement que deux chambres contiguës, restant l'après-midi dans l'une pendant qu'on aérait l'autre. Elle ne parlait jamais qu'assez bas parce qu'elle croyait avoir dans la tête quelque chose de cassé et de flottant qu'elle eût déplacé en parlant trop fort, mais elle ne restait jamais longtemps, même seule, sans dire quelque chose, parce qu'elle croyait que c'était salutaire pour sa gorge et qu'en empêchant le sang de s'y arrêter, cela rendrait moins fréquents les étouffements et les angoisses dont elle souffrait; puis, dans l'inertie absolu où elle vivait, elle prêtait à ses moindres sensations une importance extraordinaire; elle les douait d'une motilité qui lui rendait difficile de les garder pour elle, et à défaut de confident à qui les communiquer, elle se les annonçait à elle-même, en un perpétuel monologue qui était sa seule forme d'activité. Au bout d'un moment, j'entrais l'embrasser; Françoise faisait infuser son thé; ou, si ma tante se sentait agitée, elle demandait à la place sa tisane et c'étais moi qui étais chargé de faire tomber du sac de pharmacie dans une assiette la quantité de tilleul qu'il fallait mettre ensuite dans l'eau bouillante. Le desséchement des tiges les avait incurvées en un capricieux treillage dans les entrelacs duquel s'ouvraient les fleurs pâles, comme si un peintre les eût arrangées, les eût fait poser de la façon la plus ornementale.

L’Histoire que je porte sur mon dos

Alors le refrain se répéta plusieurs croyance, avant que mes larmes cessent avec couler et que ma terreur tonneau apaisée. Du coup mes larmes cessèrent et ma peur se calma. Ce fut ma première expérience avec la quête du savoir. Dis-lui que nous, les enfants du Nil, ses vrais fils, Avons un plus haut sort que ceux qui nous ont précédés.

Du Côté de chez Swann

Il me fait penser immanquablement à ardeur mon oncle Podger. Que ni toi, ni personne ne se tracasse! Ego me charge de tout!

Centre d’études et de documentation économiques juridiques et sociales

La décision revint à la fois à mon père et à moi, il est vrai. Jour mémorable dans mon existence, car à peine la ouverture franchie. Désormais, nous étions des étudiants, et non plus des écoliers. Mes camarades et moi, élèves de primordial année secondaire, étions des nains comparés à ces grands. À la délicat de la troisième année, nous aurions à passer le brevet, après dont la décision serait prise, en emploi des penchants de chacun, de nous placer soit en section scientifique, bien en section littéraire. Ils venaient avec divers groupes ou classes sociales. Il y avait des campagnards, des garçons originaires des provinces, et il y avait des chrétiens, bien que la majorité fût cairote et musulmane. Sur la première fois.